lundi 20 novembre 2017

Thou-the-sea

2018 arrive. Quoi de mieux que de sillonner les cartes jaunes à la recherche de la ligne parfaite. Pour l'instant j'ai déjà le titre et les idées se bousculent. Thou-the-sea a deux mers comme destination et de multiples possibilités.

La quête des 5 monuments du cyclisme se déroulera  plutôt en Lombardie, pour batifoler un peu dans les feuilles rousses.

L'acte alpin estival est plein d'indécision, les nouveaux spots se faisant de plus en plus rares.

Le délire patronymique pourrait se poursuivre, un nouveau Lantuéjoul ayant fait son apparition grâce aux recherches méticuleuses de Jacques Teseche, quelque part dans le trou de la France centrale.

2018 sera chargée d'une énorme sacoche de Bikepackeur sous la selle. Les pneus michelin prorace3 seront soumis aux graviers !

Avis aux amateurs !











lundi 6 novembre 2017

Dans les entrailles du Vercors- dernier baroud 2017

Les feuilles s'éparpillent, il est temps de barouder une dernière fois. Des imprévues m'empêchent de participer au très alléchant "Tour de Lozère historique" organisé par Chilkoot la compagnie des pionniers.

En farfouillant au grès des cartes Michelin, je tombe des nues en découvrant ma méconnaissance du Vercors, pourtant à portée de fusil du camp de base du Monthou.  Une course contre la montre face à la météo s'engage. Le départ sera donné de Lans en Vercors en tenue hivernale. Un vent nordique me fera croire que j'ai encore de la puissance en cette fin de mois d'octobre. Villards de Lans, virage à droite. Je m'enfonce dans les entrailles du Vercors, à droite, une falaise, à gauche, un gouffre, au dessus, la roche que j'espère solidement accrochée. Je ne suis pas vraiment rassuré par les panneaux dangers, par les barrières fraîchement levées et autres filets cramponnées à la paroi. Une belle descente me conduit à Pont en Royans, et ses maisons suspendues. Je découvre par la même occasion les mythiques falaises d'escalade de Presles.

Après cette incursion dans la première balafre divine du Vercors, j'entame une remontée dans les Grands Goulets. Une longue et lente grimpée, la dernière de l'année, au milieu des feuilles cuivrées et rougies par l'automne tardif. Je profite de chaque instant avant de ranger la bicyclette. Je braille des airs de MountainMen dans l'interminable tunnels.

J'atteins le plateau et son vent plus vivifiant qu'un Fisherman. Plus loin, Saint Martin du Vercors: Maison à vendre, commerce à reprendre, terrains à construire, école rurale, why not ! Chaque hameau me  rappelle son passé de résistance. Merci à vous hardis combattants!

Je serpente à nouveau dans les gorges de la Bourne avant de  bifurquer à gauche en direction de la plaine de Méaudre. J'amorce un nouveau contre-la-montre face à la tombée de la nuit.  Mes ultimes coups de pédale me hissent au col de la Croix Perrin. Le soleil se couche sur cette riche année cycliste 2017.










mercredi 6 septembre 2017

De Fontaines sur saone à Lantuéjouls (Aveyron)

Je prends à coeur ma quête de la ligne pure, pour devenir enfin le champion du monde de traçage de parcours cycliste. Cette fois, pas de col pour objectif mais un nom, un hameau de 3 maisons au fond du trou de la France, dans l'Aveyron - Lantuéjouls. Un patronyme connu, le mien, comme une bonne raison de sortir les cartes poussiéreuses de mon carton et de me pencher sur l'affaire. Comme une bonne raison de découvrir des contrées jusque là inexplorées. 350km de départementale sur le premier tracé bucolique qui deviendront 292km après épuration.

5h du mat', frontale éclairées à l'avant comme à l'arrière en compagnie de mon oncle Paul, coutumié du fait, nous nous élançons sur les rives de Saône.  Un bon périple ne serait pas sans quelques anicroches, comme ce bon vieux duo - déraillement-crevaison à quelques encablures du départ.

S'ensuivront agréablement  un lever de soleil sur le Mont-Blanc, un pauvre nuage qui déversera ses dernières gouttes, une source pétillante de Badoit à Saint Galmier, une capitale de la boule (Obut je précise) à Saint Bonnet le Chateau, un plateau des high-lands en Haute-Loire, un serpentage de train pittoresque, un concours de chevaux à Craponne, un défilé désertique dans les gorges de l'Allier, une remontée caniculaire sur Saint Flour, une lutte contre les éléments, un barrage tentant dans le Cantal et....

On dit souvent que le trajet importe plus que la destination. Au départ, l'objectif unique était cette pancarte, un selfie avec cette bonne vieille pancarte. Au fur et à mesure des coups de pédale, le trajet m'a transporté. J'étais bien, heureux d'être là sur le goudron, comme un évadé, comme un simplet qui s'émerveille de tout, enivré par les essences de bois. Evidemment, l'excitation de la pancarte prit le dessus à l'arrivée mais pas que.




















lundi 21 août 2017

Défi des 7 majeurs - épisode 2

Après une nuit des plus reposante, l'ouverture des volets annonce du morose. Il pleut dehors, nous sommes à 2000m d'altitude. Pas le plus rejouissant pour pédaler. Après un conseil collectif, nous décidons de remplir la voiture et de suivre le parcours en attendant des éclaircies. On zappe donc le sommet de la Lombarde. En bas, à Delmonte, nous sommes prêts à attaquer les 3 monstres italiens (Fauniera, Sampeyre et Surtout Agnel).

1ère péripétie : Mes chaussures de vélo et mon casque sont restés sur les marches de l'appart d'Isola. Damn it ! Je suis motivé, je poursuivrai en basket-casquette s'il le faut.

2ème péripétie: La route des deux cols est barrée à cause de la cyclo Fausto Coppi. Putain, je l'aime bien d'ordinaire mais aujourd'hui, je le maudis! Que faire ? Un détour de 200km pour avancer ? On fait demi-tour pour remonter la Lombarde. Ca sera mieux que rien.

Les 10km de fond de vallée auront définitivement raison de ma motivation. En basket, c'est déjà chiant sur les pastilles speedplay, alors gravir 25km, ce n'est pas possible. Je ronge mon frein ! Mes acolytes s'engagent hardiment dans l'ascension tandis que je deviens photographe dans la voiture. Le col est magnifique ! Au sommet, je croise Sylvain qui me rapporte mes affaires oubliées ! Yalla, je descends les 3 km qui me manquait et rejoint le sommet pour ajouter ce col à ma collection. Paul en a profité pour faire du zèle et rajouter des km en se trompant de route.

Cette aventure collective se termine dans le troquet du coin autour d'une bonne saucisse arrosée de sauce au vin. J'attends désormais l'inspiration divine pour tracer le parcours 2018. Merci à Sylvain, Paul, Edouard et surtout mon père !





vendredi 18 août 2017

Série- Sur les bords- Tour de France 2017

Hommage à la frénésie du Tour de France, à ces milliers de têtes casquées présentes sur les bas-côtés, prêts à attendre des heures pour un coup de vent. A ces fans venus du bout du monde, le drapeau colombien sur les épaules, le gilet orange volant aux vents, le visage rôti par le soleil bien français. Alors oui, on beugle derrière la barrière surtout quand le char Pressade balance des jus de fruits par la fenêtre. Et même qu'on se roule par terre en marchant sur les doigts de la gamine d'à côté pour avoir la casquette dégueulasse de Skoda. On fait de grands signes à ce vieux derrière la vitre teintée de sa Berline en croyant que c'était Hinault ou Poulidor. Ah! C'était vraiment eux ?! De tout ce petit monde bariolé je fais partie et j'adore ! Longue vie à ce camping-car-fan-club de Pierre Latour !